Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

28/07/2006

Avec La Source, Villeneuvette a son adresse gourmande

medium_La_Source.jpg

Une retraite en période de chaleur. Entre les vieilles pierres de Villeneuvette, une cité historique du XVIIe siècle, et le havre de verdure qui s'étire le long de la Dourbie, le restaurant La Source prend, en cet été de grande chaleur, des allures de retraite. A l'écart de la circulation, protégée par un immense platane, sans doute l'un des plus vieux de la région, la table reste fidèlement accrochée à son image de détente. La terrasse borde la piscine et la pelouse. Le temps d'un repas, on se coupe du monde et on s'offre un instant de dépaysement. Depuis près de vingt ans, les parents d'Inge De Man cultivent l'histoire de ce site historique, accolé à l'ancienne manufacture royale de draps (lire aussi page 39). Chaque recoin nous renvoie à cette époque faste.

Une cuisine à la fois traditionnelle et moderne. C'est donc en complément de cette atmosphère, en toile de fond, que la cuisine du restaurant La Source joue sa partition. Elle est signée, depuis six ans, Serge Mora. Une longévité qui est peu medium_La_Source_b.jpgcourante autour d'une cuisine qui, elle, n'a guère changé non plus. Une cuisine qui fait toujours la part belle à l'esprit de saison et qui favorise la simplicité du produit et le respect des saveurs. Une cuisine qui reste dans le traditionnel mais qui s'offre aussi des touches de modernité. Une cuisine qui s'impose un certain effort dans la recherche, comme le démontrent le foie gras maison à la rhubarbe rose et la terrine de joue de boeuf avec son blanc de poulet et son foie gras de canard en gelée.

Un gaspacho glacé bienvenu. Tout, ici, est élaboré maison. Comme le tartare de thon, présenté en verrine, mariné au citron et aneth et accompagné d'une mirepoix de tomates jaunes et concombres. Pour le reste, le gaspacho glacé de tomates au vinaigre de Xérès arrive à point nommé. Enfin, la Méditerranée est bien représentée par le vice et versa de calamars et pequillos (petits poivrons doux) et par les filets de rougets avec leurs tartines de tapenade.

Karim MAOUDJ
Photos: Cwiosna CABANE

La Source, place Louis-XIV, Villeneuvette. 04.67.96.36.95. Ouvert tous les jours, midi et soir. Menus 23€, 28€, 35€ et 45€. Menus enfants de 6€ à 11€.

Cliquez ici pour localiser le restaurant.

Donnez votre avis sur cette table en cliquant ci-dessous sur "Commentaires".

18:00 Publié dans Villeneuvette | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : Semi-gastro

21/07/2006

A Sète, la terrasse du Social est le paradis des brochettes

medium_Le_Social.jpg
Une adresse singulière du quartier Haut. C'est un bar particulier, dans un quartier qui l'est tout autant. Le Social, en plein coeur du quartier Haut, c'est un peu la taverne du village gaulois qui résiste, qui résiste. Avec Pierre Mandagot, le patron des lieux, dans le rôle d'Astérix. Avant d'être à Sète, nous sommes dans ce quartier Haut dont on se gausse tant, sur les bords de la Venise française, d'être le point de départ de toute l'aventure italienne de la cité. Un quartier à la sétoise donc excentrique et volubile, excessif et "grande gueule". Avec, au milieu, cette adresse qui pourrait ressembler à n'importe quel autre restaurant de la ville, mais qui est résolument différente.
 
Sur deux trottoirs, avec la vue sur le large. Jusqu'à il y a une dizaine d'années, Le Social dominait les canaux. Et pas seulement par sa position géographique. Non, Le Social, medium_Le_Social_b.2.jpgc'étaient ces figures sétoises. Dont la plus grande était sans doute François Catarina, un des anciens propriétaires. Et puis, il y a une dizaine d'années, on est passé du comptoir à la table. Du bar à la terrasse. Du pastis à la brochette. Ô, sans façon. Mais comme au Social, rien n'est comme nulle part ailleurs, alors, ces brochettes-là ont une autre saveur. Particulières, comme le lieu, comme le quartier. Pendant toute la belle saison, Le Social s'étale. Il s'installe sur les deux trottoirs de part et d'autre de la rue, au milieu d'une discrète circulation automobile. Et avec vue sur le large.
 
Saveurs sucrées salées ou exotiques. Entre une clientèle un rien bohème, un brin branchée ou tout simplement guindée, Le Social vit sa vie. Ses brochettes se conjuguent à toutes sortes de saveurs : sucrées salées (magret aux figues), inattendues (saucisse au roquefort), plus exotiques (boudin créole), forcément méditerranéennes (saucisse provençale), ou évidemment sétoises (brochette aux sépions). Le tout est accompagné de frites ou de tian de légumes. C'est simple, de saison, mais ô combien dépaysant !
 
Karim MAOUDJ
Photos: Cwiosna CABANE
 
Le Social, 35 rue Villaret-Joyeuse, Sète (quartier Haut). 04.67.74.54.79. Ouvert tous les soirs durant la saison estivale. Brochettes de 3,40€ à 4,50€. Pas de carte bancaire.
 
Cliquez ici pour localiser le restaurant.
 
Donnez votre avis sur cette table en cliquant ci-dessous sur "Commentaires".

17:35 Publié dans Sète | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : Décontracté

14/07/2006

La Rose Blanche offre une retraite savoureuse à Boisseron

medium_La_Rose_Blanche.jpg

Le charme d'une salle médiévale. Logé sous les voûtes de l'ancienne salle de garde, le restaurant La Rose Blanche suspend l'instant présent. Au coeur des vieux remparts du XIIe siècle parfaitement conservés, qui donnent ce cachet si particulier au village de Boisseron, le repas ressemble à une retraite gastronomique hors du temps. La vieille pierre dégage une forte personnalité, un peu comme la cuisine de David Grelier. Le jeune chef, originaire de Vendée, affiche, derrière une irrémédiable timidité, une certaine affirmation de son talent. Il impose sa cuisine, qui fait le lien entre la tradition, les saveurs du Sud, composées d'herbes, de légumes et de vinaigre balsamique, et la modernité. La selle d'agneau rôtie. Avec Sandra, son épouse, il façonne, depuis un peu plus de deux ans, leur Rose Blanche, pour en faire une table savoureusement attractive. Fort de ses séjours en France chez quelques macarons Michelin et de son medium_La_Rose_Blanche_b.jpgexpérience londonienne, David Grelier a imaginé une carte qui réussit la prouesse de rassembler toutes les générations. Sa selle d'agneau rôtie, accompagnée de sa purée de fruits confits au cumin, de son mille- feuille de légumes et de sa harissa maison, adoucie d'une mousse de lait, est sans doute le plat qui résume le mieux son talent. Elle fait d'ailleurs l'unanimité de la clientèle.

Le boeuf de l'Aubrac et sa brunoise. Il n'est pas inutile d'aller voir ailleurs sur la carte pour cerner toutes les facettes de son inspiration. Elles se dévoilent par exemple dans le pavé de boeuf de l'Aubrac servi avec une brunoise de légumes à l'oeuf et une tapenade noire, dans le homard entier, avec ses pinces en tempura et ses légumes façon thaïlandaise, ou encore dans un foie gras de canard grillé, sa purée d'herbes et son ail confit. «La cuisine se réussit quand on respecte son produit. On le cuisine, certes, mais on n'en fait pas trop», aime à répéter le jeune chef. Lui, c'est sûr, il n'en rajoute pas.

Karim MAOUDJ
Photos: Christophe FORTIN

La Rose Blanche, 51 rue Maurice-Chauvet, Lou Caléou, Boisseron. 04.67.86.60.76. Fermé lundi et mardi midi. Formule midi 19€. Menus 25€, 33€ et 55€.

Cliquez ici pour localiser le restaurant.

Donnez votre avis sur cette table en cliquant ci-dessous sur "Commentaires".

17:15 Publié dans Boisseron | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : Semi-gastro

01/07/2006

Le Cha-U-Kao, une table insolite à Saint-Laurent-d'Aigouze

medium_Cha-U-Kao.6.jpg
La magie de la Petite Camargue. On découvre régulièrement des lieux inattendus. Le restaurant Cha-U-Kao, à Saint-Laurent d'Aigouze, dans la Gard, est de ceux-là. Cette table, située à l'entrée du village, a le bon goût d'allier à la fois les charmes d'une auberge et d'une bonne table camarguaise. Tout le talent de Josiane Maestre, une ancienne du prêt-à-porter à Nîmes, est d'avoir su donner à ce lieu singulier une véritable âme. Nous sommes, ici, résolument ancrés dans l'atmosphère magique et sauvage de la Camargue. A seulement quelques dizaines de kilomètres de Montpellier, c'est un dépaysement total et chaleureux.
 
Fraîcheur de saveurs et d'esprit. Le Cha-U-Kao n'est pas à proprement parler un restaurant. C'est, douce subtilité, un endroit où l'on mange. Une adresse où il est inutile de chercher la carte. Il n'y en a pas. Toute la cuisine est résumée sur une ardoise, à la manière ancienne, dans laquelle on fait son "marché" entre différents choix. On mange sans prétention, dans une atmosphère de fraîcheur dans les saveurs et... dans l'état d'esprit. Fraîcheur des légumes et des medium_Cha-U-Kao_b.2.jpgherbes aromatiques qui parcourent les recettes de "Jo". Escalivade de légumes grillés, beignets de brandade, brousse à l'anchoïade de tomates, seiches a la plancha et persillade, poulet fermier aux gambas, Saint-Gilloise (un plat languedocien à base de viande de boeuf), jambon entier braisé. Tout le plaisir de la table est procuré par la maîtresse de maison.
 
L'ombre de Toulouse- Lautrec. Tout au long du repas, on se laisse bercer par le romantisme un brin exotique du lieu. Un romantisme quasi mythique puisque, il y a une quarantaine d'années, le Cha-U-Kao était l'une des tables à la mode, tenue par Robert Marchand, ancien razeteur et grande figure locale. Avec cette image du peinture Toulouse-Lautrec qui croque dans La clownesse un de ses personnages préférés, une excentrique danseuse du Moulin rouge nommée... Cha-U-Kao.
 
Karim MAOUDJ
Photos: Christophe FORTIN

Cha-U-Kao, route d'Aigues-Mortes, Saint-Laurent-d'Aigouze (Gard). 04.66.88.93.23. Ouvert, le soir seulement, du mardi au dimanche. Menus à 21 € et 26 €.

Cliquez ici pour localiser le restaurant.

Donnez votre avis sur cette table en cliquant ci-dessous sur "Commentaires".